Le document suivant est le support écrit de l’enseignement « philosopher aujourd’hui » (UTC). Son édition au sein des Cahiers Costech, et plus particulièrement dans la rubrique Capitalisme cognitif, se justifie par les manières de penser qu’il introduit et qui sont susceptibles d’éclairer la « nouvelle grande transformation » qu’est ce capitalisme contemporain. En effet, comme cela a déjà pu être présenté dans un précédent article , dont Hugues Choplin était déjà contributeur, au-delà des mutations économiques à l’œuvre, ce programme de recherche nourrit également un questionnement conceptuel et/ou d’ordre philosophique pour interroger cette nouvelle conception du monde et de la société. Les concepts de mouvement et d’agencement (Deleuze-Guattari), présentés ici, peuvent-ils notamment supporter ou éclairer ces nouvelles dynamiques collectives de la production contemporaine ?
Si une lecture linéaire est évidemment souhaitable, il est également possible de privilégier certaines « entrées » plus directement associées au capitalisme cognitif. Ainsi, le document étant structuré en grandes questions, certaines raisonnent directement avec les problématiques de cette rubrique. Les questions 1 (Qu’est-ce que le mouvement des organisations contemporaines ?) et 3 (La condition collective mouvementée de l’ingénieur contemporain est-elle philosophable ?) ancrent le questionnement philosophique dans les nouvelles caractéristiques, mouvementées, de l’organisation et de l’ingénierie pour soulever les nouvelles exigences de problématisation qu’elles impliquent. Quant à elles, les questions 8 (Quels sont les ressorts de la philosophie contemporaine du mouvement ?) et 9 (Dans quel mesure l’agencement définit-il la condition collective mouvementée de l’ingénieur contemporaine ?) introduisent les concepts de mouvement et d’agencement pour éclairer et discuter cette nouvelle réalité mouvementée.
Frédéric Huet

Auteur(s)

Hugues Choplin enseigne la philosophie et l’analyse des situations d’ingénieurs à l’Université de Technologie de Compiègne. Il s’emploie à modéliser et à problématiser la pensée contemporaine,essentiellement française, s’attachant, ainsi, à établir une « recherche en silence » .