Les « Articles réédités » en accès ouvert par les Cahiers Costech sont publiés dans le cadre du régime juridique définit par l’article 30 de la loi française n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 modifiant le Code de la recherche en créant son article L.533-4, notamment les § I et IV :

« Art. L. 533-4.-I.- Lorsqu’un écrit scientifique issu d’une activité de recherche financée au moins pour moitié par des dotations de l’Etat, des collectivités territoriales ou des établissements publics, par des subventions d’agences de financement nationales ou par des fonds de l’Union européenne est publié dans un périodique paraissant au moins une fois par an, son auteur dispose, même après avoir accordé des droits exclusifs à un éditeur, du droit de mettre à disposition gratuitement dans un format ouvert, par voie numérique, sous réserve de l’accord des éventuels coauteurs, la version finale de son manuscrit acceptée pour publication, dès lors que l’éditeur met lui-même celle-ci gratuitement à disposition par voie numérique ou, à défaut, à l’expiration d’un délai courant à compter de la date de la première publication. Ce délai est au maximum de six mois pour une publication dans le domaine des sciences, de la technique et de la médecine et de douze mois dans celui des sciences humaines et sociales. (…) IV.- Les dispositions du présent article sont d’ordre public et toute clause contraire à celles-ci est réputée non écrite. »

La notion de « périodique » restant juridiquement incertaine pour de nombreux textes, les Cahiers Costech publient, dans ce cadre, uniquement les articles parus dans des numéros de revues scientifiques, y compris leurs numéros spéciaux.

J.Valluy - Coordinateur éditorial des Cahiers COSTECH - 30 mai 2017

Les « Chapitres réédités » en accès ouvert, dans les Cahiers Costech, d’ouvrages, individuels ou collectifs, avec l’autorisation des premiers éditeurs pour les monographies et mention de leur copyright dans tous les cas, favorisent le regroupement du corpus de publications préparées par les chercheurs dans le centre Costech ou par leurs partenaires scientifiques. Ces rééditions permettent de mettre en relation certains textes édités ailleurs avec ceux publiés, en première édition, par la revue, d’éclairer des concepts centraux de son domaine de recherche ou d’illustrer des étapes antérieures de recherche sur ce domaine.

Cette formule permet également de mettre des textes de qualité gratuitement à disposition de ceux qui, dans le reste du monde, ne peuvent pas acheter de livres ni accéder à des bibliothèques fournies.

Cette forme de réédition partielle en accès ouvert sert, accessoirement, à la publicité des ouvrages commercialisés par ailleurs. Elle permet notamment d’orienter les décisions d’achats d’ouvrages par les bibliothèques universitaires. En contrepartie de cette publicité, les Cahiers Costech sollicitent les autorisations d’éditeurs pour une fraction non négligeable de chaque ouvrage monographique ainsi valorisé (entre 10 et 20% du volume initial d’écritures) et pour les ouvrages collectifs de plus de douze mois initialement publiés en collections récurrentes publiant au moins un ouvrage par an, les Cahiers Costech demandent un chapitre intégral au moins. Les choix de chapitres sont effectués par discussion entre les responsables de rubriques et les auteurs.

J.Valluy - Coordinateur éditorial des Cahiers Costech - 17 sept. 2018

Les « Communications orales enregistrées » publiées dans les Cahiers Costech se présentent sous formes d’enregistrements sonores ou vidéo de séances d’ateliers, séminaires, conférences, journées d’études, colloques, congrès, à vocations scientifiques ou didactiques, accompagnés, le cas échéant des supports rédigés de communications, des textes ajoutés par les auteurs à la publication dans les Cahiers Costech, de « chapitrages » des enregistrements pour faciliter leur lecture par séquences intitulées ou résumées, d’illustrations iconographiques que les auteurs souhaitent y ajouter, de liens hypertextuels pointant vers des sources et données, externes au site.

Les fichiers d’enregistrement peuvent, selon les cas, être déjà publiés sur d’autres sites et lisibles depuis le site des Cahiers Costech sans téléchargement (codes d’intégration) ou stockés localement sur ce site pour la publication, après vérification des statuts juridiques de ces fichiers au regard du code de la propriété intellectuelle et des autres régimes juridiques susceptibles de s’appliquer.

J.Valluy - Coordinateur éditorial des Cahiers Costech - 30 mai 2017

Les « Communications orales rédigées » publiées dans les Cahiers Costech résultent soit de la transcription écrite intégrale d’une communication orale soit de la rédaction soignée, antérieurement ou postérieurement à la communication, par l’auteur, du support écrit utilisé lors d’une séance d’atelier, séminaire, journée d’étude, colloque, congrès, à vocations scientifiques ou didactiques.

L’auteur peut, s’il le juge utile, procéder à l’enrichissement éditorial de son texte par insertions iconographiques, adjonction de liens hypertextes pointant vers des sources ou des bases de données, importation de codes d’intégration ou fichiers sonores ou vidéos (libres de droits). Il peut ajouter une bibliographie, notamment une bibliographie dynamique contenant les url d’accès rapide aux textes en ligne.

J.Valluy - Coordinateur éditorial des Cahiers Costech - 30 mai 2017

Les « Documents évolutifs » publiés dans les Cahiers Costech sont caractéristiques des nouvelles formes de communication scientifique et didactique en SHS liées aux techologies numériques d’éditorialisation et aux réflexions contemporaines sur l’intérêt de « sciences ouvertes » donnant accès à des données brutes et des productions intermediaires sur lesquels travaillent les chercheurs. Le principe général de ce type documentaire est d’annoncer d’emblée que le document fera l’objet de versions successives publiées sur la même page, à charge pour la revue d’archiver les versions successives, tout en les conservant en ligne, pour éviter toute confusion entre les versions susceptibles de circuler sur l’Internet.

Les « Documents évolutifs » peuvent correspondre à des logiques de communication scientifique ou didacdtique très diverses à la fois de partage de données ou encore d’analyses et également d’interactions avec d’autres chercheurs specialisés sur les même sujet. Contrairement aux « Working Papers » à la fois rédigés et relativement finalisés pour servir d’étape en vue d’une publication en revue scientifique, au sens classique, les « Documents évolutifs » n’impliquent ni cette finalité, ni le style rédigé (ex. : une base de données sur tableur) ni même d’achèvement intermediaire puisqu’ils reposent d’emblée sur le principe de versions successives.

Jérôme Valluy - Coordinateur éditorial des Cahiers Costech - 1er juin 2017

L’ « Habilitation à Diriger des Recherches » (HDR), en France, est un diplôme universitaire national créé en 1984 et définit par l’arrêté du 23 novembre 1988, modifié, notamment en son article 1 : « L’habilitation à diriger des recherches sanctionne la reconnaissance du haut niveau scientifique du candidat, du caractère original de sa démarche dans un domaine de la science, de son aptitude à maîtriser une stratégie de recherche dans un domaine scientifique ou technologique suffisamment large et de sa capacité à encadrer de jeunes chercheurs. Elle permet notamment d’être candidat à l’accès au corps des professeurs des universités. ». C’est le plus haut diplôme universitaire français généralement obtenu après l’obtention du Doctorat et une plus moins longue expérience de recherche.

Le dossier de candidature à l’’habilitation à diriger des recherches, parfois dénommé « thèse », est composé de différentes façons selon les disciplines scientifiques : il peut contenir un document rédigé inédit de plusieurs centaines de pages pouvant correspondre à un véritable ouvrage ou un ensemble de travaux accompagnés d’une synthèse de l’activité scientifique du candidat. Contrairement à une idée répandue, ce diplôme n’est pas juridiquement requis pour l’encadrement des recherches doctorales mais il peut constituer, dans certains établissements, un critère pour être autorisé par l’établissement à diriger des thèses de doctorat. Ce diplôme est requis pour obtenir une qualification du Conseil national des universités permettant de candidater à certains postes relevant du corps des professeurs des universités.

Les Cahiers Costech publient l’introduction de la thèse d’habilitation ainsi que l’ensemble du document en accès ouvert ou indique le lien permettant son téléchargement.

J.Valluy - Coordinateur éditorial des Cahiers Costech - 30 mai 2017

Un « livret de résumés » correspond à un genre éditorial plus souvent adopté dans les universités anglophones (« Book of abstract » ou « Abstract book ») que dans les universités francophones, même si il tend à s’y développer ces dernières années : un peu plus qu’un simple programme de colloque, conférence ou séminaire, publié ex-ante souvent avec (trop) peu d’informations ; beaucoup moins que des « actes de colloque », très chronophages en temps de travail préparatoire, publiés ex-post mais souvent (trop) longtemps après.

Le « Livret des résumés » permet de situer rapidement les sujets traités, les lignes de cohérence, les compétences des intervenants et de compiler l’ensemble des informations utiles pour présenter une manifestation passée, mais en la présentant rapidement, juste après, tout en conservant une archive pratique et valorisée. C’est un architexte peu stabilisé et à réfléchir du point de vue de son utilité pour les lecteurs et de son apport à la valorisation de la « recherche en train de se faire », caractéristique des Cahiers Costech, voire à faire évoluer vers des contenus plus développés pour façonner ce « TYPE » de document accueilli dans la revue.

J.Valluy - Coordinateur éditorial des Cahiers Costech - 30 mai 2017

La finalité d’une « note de recherche » publiée dans les Cahiers Costech est de présenter un centre d’intérêt que l’auteur envisage d’explorer ou de continuer d’étudier différemment, en relation avec ses recherches en cours, par focalisation sur un aspect latéral de celles-ci ou extension du domaine d’étude ou approfondissement d’un sujet jusque là peu traité dans le cadre de ses recherches. La note de recherche peut également annoncer l’ouverture d’un nouveau champ de recherche auquel l’auteur entend consacrer tout ou partie de son temps de travail dans les prochaines années. Elle peut correspondre à la reprise en charge par l’auteur d’une thématique déjà explorée plusieurs années auparavant, pour comparaison diachronique, avec le recul du temps, ou actualisation de données et d’analyses ou état des connaissances ouvrant des perspectives de prolongements de la recherche.

La « note de recherche » peut se fonder sur des observations empiriques déjà réalisées mais peu formalisées dans leur présentation ou encore sur une revue de la littérature ciblée et problématisée sur un domaine intéressant la revue mais étroitement délimité. Elle peut également exposer, sans prétention d’exhaustivité, une controverse scientifique faisant l’objet de débats intenses dans la communauté scientifique ou perçue par l’auteur comme importante en relation avec son sujet. Elle peut également présenter, de façon accessible, une méthode de recherche novatrice susceptible d’intéresser d’autres chercheurs.

Dans tous les cas, la « note de recherche » est une forme de communication scientifique relativement brève destinée à faciliter l’identification réciproque des spécialistes d’un domaine, à favoriser leurs échanges et les synergies de travail qui peuvent en découler.

J.Valluy - Coordinateur éditorial des Cahiers Costech - 30 mai 2017

Les Cahiers Costech publient les « posters scientifiques », présentés par les chercheurs lors de colloques ou congrès. Ces posters correspondent à un format plus utilisé en sciences de la technique et de la matière qu’en sciences humaines et sociales, mais il tend à se développer dans les usages de ces dernières. Ce format permet en effet aux organisateurs de colloques et congrès d’augmenter le nombre d’auteurs autorisés à communiquer leurs résultats scientifiques tout en gérant, à l’économie, le nombre de communications orales. Les posters sont affichés à l’entrée du bâtiment où se tient le colloque ou congrès ou bien dans une salle dédiée et disposée à cet effet, notamment pour que les auteurs puissent demeurer à proximité de leurs posters et dialoguer avec les lecteurs.

Généralement formé d’une affiche de grand format ou d’une succession de pages juxtaposées, le poster contient souvent non seulement du texte mais aussi des illustrations (photos, courbes, diagrammes et graphiques, schémas, cartes…). Sachant que les participants au colloque ou congrès ne feront souvent que passer devant les posters et s’arrêteront seulement devant quelques uns pour les lire, l’organisation des écritures et images vise généralement à capter le regard, d’assez loin, à susciter rapidement l’intérêt scientifique, à permettre d’identifier immédiatement l’objet d’étude et à être lus aisément, voire à susciter la discussion avec l’auteur. Cet architexte contraint l’auteur à un style d’expression très épuré, parfois sommaire, mais incite à la clarté et peut aussi donner lieu à des enrichissements éditoriaux pour son format numérique.

J.Valluy - Coordinateur éditorial des Cahiers Costech - 30 mai 2017

Les « Projets de recherche » correspondent à des écrits et formats assez peu standardisés. Dans ce type documentaire, des formes relativement anciennes sont à trouver dans les projets de candidature pour inscription en première année de préparation de la « Thèse de doctorat » et dans les projets de candidature à des offres d’emplois postdoctoraux. Comme les « Rapports de recherche », cependant, ces écrits et formats prolifèrent et se diversifient en relation avec l’évolution des politiques publiques de financement de la recherche « par projet », incluant, en réponse à des appels d’offres pour financements de recherches, un porteur, une équipe et un programme de travail pour une période déterminée de quelques mois à quelques années. Les temps de travail pour la préparation de ces rapports peuvent être considérables sans être aisément réutilisables pour d’autres formes de publications et, très souvent la partie scientifique de ces documents, quoique très souvent d’excellente qualité scientifique, est peu ou pas valorisée en publication. Le type documentaire « Projet de recherche » est relativement indéfini du point de vue de ses volumes d’écritures, de ses contenus scientifiques et de son architexte. Les Cahiers Costech publient donc des « Projets de recherches » aux formats très divers dans leurs finalités, styles et organisations internes, en ne conservant que la partie scientifiquement intéressante des documents administrativement formatés pour les réponses à appels d’offres.

J.Valluy - Coordinateur éditorial des Cahiers Costech – 6 juin 2017

Les « rapports de recherche », intermédiaires ou finaux, correspondent à des écrits et formats assez peu standardisés. Ces écrits et formats prolifèrent en relation avec l’évolution des politiques publiques de financement de la recherche « par projet », incluant un porteur, une équipe et un programme de travail pour une période déterminée de quelques mois à quelques années. Les temps de travail pour la préparation de ces rapports, en fin de période ou en cours de période, peuvent être considérables sans être aisément réutilisables pour d’autres formes de publications. Les rapports de recherche peuvent également conclure des périodes de travail individuel, en relation avec une équipe, sur des emplois de recherche à durée déterminée, comme les emplois « postdoctoraux ». Les rapports de recherche peuvent enfin correspondre à des contributions ponctuelles au sein d’équipes de recherche ou de séminaires récurrents ou encore à des productions ad hoc concluant des périodes de recherches individuelles ou collectives, suite à l’obtention de diverses formes de financements ou au terme de périodes institutionnelles de travail, correspondant alors à des bilans d’activité. Ils peuvent avoir fait l’objet d’une première publication sur le site ou dans un support éditorial d’un organisme financeur et constituent alors une réédition. Le type documentaire « rapport de recherche » est indéfini du point de vue de ses contenus scientifiques et de son architexte. Les Cahiers Costech publient donc des « rapports de recherches » aux formats très divers dans leurs finalités, styles et organisations internes.

J.Valluy - Coordinateur éditorial des Cahiers Costech - 13 juin 2017

Les « Recensions » publiées dans les Cahiers Costech peuvent l’être dans chacune de ses rubriques. La collection « Ouvrages reçus » en comporte logiquement une proportion importante mais les recensions de livres individuels ou collectifs, de numéros de revues scientifiques, de travaux intermédiaires de recherche sont susceptibles de participer aux débats et à la production scientifique pour tous les thèmes et sujets traités dans les Cahiers Costech.

Les « recensions », au troisième sens identifié par le TLFi – « Compte rendu critique d’une œuvre, d’un ouvrage dans une revue, un journal. » - ont été standardisées dans les revues scientifiques publiées sur papier, notamment pour des raisons d’économie d’espaces d’écritures : brèves et souvent peu critiques, faute de place pour ouvrir des discussions et faute de pouvoir aisément y relier les réponses des auteurs d’ouvrages discutés ; elles sont devenues des présentations souvent proches des présentations faites par les éditeurs ou les auteurs eux-mêmes. La publication numérique ouvre des perspectives nouvelles à cet égard, de volumes d’écritures et de débats.

Les « recensions », dans les Cahiers Costech, peuvent être très différentes les unes des autres, tant par leurs volumes, leurs styles que leurs objets : elles peuvent se limiter à de simples résumés d’ouvrages ou constituer de véritables articles de réflexions analytiques et critiques sur les ouvrages ; elles peuvent porter sur un seul ouvrage ou sur plusieurs, ainsi comparés ou mis en relation ou encore en opposition. Lorsque les recensions comportent plus que de simples résumés et ouvrent des discussions sur les ouvrages, les auteurs des ouvrages peuvent répondre, sur la même page, et sont invités à le faire.

J.Valluy - Coordinateur éditorial des Cahiers Costech - 31 mai 2017

Les « revues de la littérature » correspondent à un type documentaire ancien, régulièrement publié dans les revues scientifiques classiques, et également à une méthode de travail - une étape de recherche - souvent incontournable en début de période de recherche et, parfois, en cours et/ou en fin de recherche. L’objectif général, et théorique, est de faire un état des connaissances sur un sujet donné (parfois appelé « état de l’art ») ; mais la définition du sujet dépendant de la construction de l’objet d’étude, elle implique d’introduire des délimitations dans le corpus bibliographique en les articulant aux questions de recherche, donc à une problématique, au moins esquissée, pouvant orienter la recherche bibliographique et surtout la sélection dont procède tout corpus bibliographique présenté dans une revue de littérature. Celle-ci expose alors non pas seulement un résumé de ce corpus mais un traitement à la fois analytique et synthétique qui en fait ressortir les dimensions objectivement saillantes (structure d’agendas scientifiques, enjeux de controverses scientifiques, paradigmes et théories présentes, méthodologies courantes ou explorées, etc) ainsi que les dimensions spécifiquement intéressantes pour la recherche en cours de réalisation. De nombreuses publications scientifiques et didactiques présentent de façon plus détaillée des réflexions théoriques et des méthodes travail sur les revues de la littérature.

J.Valluy - Coordinateur éditorial des Cahiers Costech - 18 juin 2017

Les « supports de formation » publiés dans les Cahiers Costech forment un type documentaire très hétérogène du point de vue des formats, architextes, contenus et destinataires des formations ou enseignements. Sa place dans une revue scientifique tient à l’articulation très étroite, notamment en sciences humaines et sociales, entre les activités de recherche scientifique et les activités de transmissions didactiques des savoirs dans l’enseignement supérieur :

  1. une grande proportion des cours sont directement abondés par la production scientifique ;
  2. dans les plus hauts niveaux d’études, certains cours sont des formations à la recherche sur des domaines spécifiques ;
  3. de nombreuses activités (conférences, séminaires...) poursuivent simultanément les deux finalités de recherche & d’enseignement ;
  4. l’encadrement par les professeurs des travaux de recherche estudiantins en Master et Doctorat peuvent relever, selon les cultures d’organisation et les disciplines, du domaine de l’enseignement et/ou du domaine de la recherche ;
  5. les frontières entre publications scientifiques et publications didactiques sont parfois ténues et les démarcations symboliques, commerciales, institutionnelles s’estompent particulièrement à l’ère de l’éditorialisation numérique.
  6. l’agenda scientifique de chaque laboratoire en sciences humaines et sociales est rarement sans relation avec la structure de l’offre d’enseignements par les autres institutions (universités, départements...) auxquelles sont reliés les centres de recherche.
  7. enfin, en France notamment, une grande partie des universitaires sont des « enseignants-chercheurs » consacrant la moitié de leur temps de travail à l’enseignement et l’autre moitié à la recherche scientifique.

Les Cahiers Costech publient des « supports de formation » (notes de cours rédigées, dossiers documentaires commentés, diapositives rédigées de vidéoprojection, etc.) tant pour des formations initiales que pour des formations continues.

J.Valluy - Coordinateur éditorial des Cahiers Costech - 18 juin 2017

Les « Terrains » publiés dans les Cahiers Costech correspondent au concept de méthodologie ethnographique, telle que définit par exemple par Jean Copans :

L’ethnologie est définie par la pratique de terrain : celui-ci est à la fois lieu, objet, tradition et forme d’enquête où l’ethnologue entre en contact direct avec ses interlocuteurs.
L’enquête ethnologique de terrain, 3e ed. Armand Colin, 2011

ou encore par la revue « Terrains – anthropologie et sciences humaines :

Études inédites de cas ou de situations, amenant le lecteur à découvrir par l’empirie l’importance des questions théoriques convoquées, toutes disciplines des sciences humaines confondues.

En ce sens, les « Terrains » se spécifient par une méthode d’étude commune, celle de l’enquête ethnographique par immersion dans un milieu social associée à une réflexivité méthodologique. Cette méthode, parfois appelée « observation participante », ou « participation observation » (Michel Agier, La sagesse de l’ethnologue, Paris : L’œil Neuf Editions, 2004, pp.40-41) voisine aussi avec la « recherche-action » qui caractérise non seulement certaines recherches en anthropologie et sociologie mais aussi de nombreuses « recherches technologiques » développées dans les centres de recherche en sciences de l’ingénieur ou en sciences humaines et sociales des établissements de technologie (universités de technologie, écoles d’ingénieurs…).

Le type documentaire des « Terrains » dans les Cahiers Costech élargit cependant le concept à d’autres types de terrains : historiographiques (ex. : un fond documentaire, une archive personnelle…), sociologiques (entretiens semi-directifs...) numériques (ex. : une configuration de communications, pratiques et interactions numériques)...

J.Valluy - Coordinateur éditorial des Cahiers Costech – 15 février 2017

Les « Thèses de doctorat » , telle qu’elles sont définies en France notamment, correspondent à un type documentaire bien connu et correctement présenté dans cette article de la Wikipedia francophone : Doctorat en France (version archivée au 27 mai 2017).

Les Cahiers Costech ne présentent dans la rubrique « Doctorats, Habilitations » que les thèses de chercheurs du Costech mises en accès ouvert par l’auteur, soit sur un autre site (lien direct de téléchargement) soit sur celui des Cahiers Costech (document au format pdf), en rééditant dans les formats hmtl et pdf l’introduction générale de la thèse accompagnée de toute autre présentation par l’auteur de sa thèse (résumés, enregistrements sons ou vidéos de présentation,…). Les autres rubriques des Cahiers Costech peuvent présenter des thèses de doctorats de chercheurs du Costech ou d’autres chercheurs, selon des modalités différentes.

J.Valluy - Coordinateur éditorial des Cahiers Costech – 3 juin 2017

Les « Traductions » au sens adopté pour ce type documentaire des Cahiers Costech ne correspondent pas necessairement au sens courant du terme : il peut s’agir des textes initiaux ayant eux-mêmes été traduits pour être publiés dans une langue autre que le français ; il peut s’agir également de tels textes initiaux ou de textes traduits depuis une autre langue et remaniés par les auteurs, bien au-delà d’une simple logique de traduction, avant publication dans les Cahiers Costech. Dans tous les cas, l’auteur dans les Cahiers Costech est libre de modifier substantiellement ou marginalement son texte par rapport à celui existant en vis-à-vis dans une autre langue, y compris d’y ajouter des écritures inédites volumineuses ou des importations extraites d’autres de ses propres textes.
Ce qui intéresse les Cahiers Costech et, sans doute bon nombres de ses lecteurs, dans ce type documentaire, c’est l’accessibilité linguistique ouverte en français à des contenus de qualité et pertinents sur le domaine de recherche ainsi que la logique de regroupement de corpus des travaux des chercheurs du centre Costech et de leurs partenaires scientifiques.

Jérôme Valluy - Coordinateur éditorial des Cahiers Costech - 1er juin 21017

Les « Travaux estudiantins » publiés dans les Cahiers Costech sont typiquement des mémoires de Master (1re année ou 2e année) orientés par une finalité de recherche en sciences humaines et sociales. Ce type documentaire permet de valoriser les travaux trop souvent voués à l’oubli de chercheur.e.s débutant.e.s dont certain.e.s peuvent produire des contributions excellentes à la connaissance scientifique notamment par des études de cas fouillées venant abonder l’état des connaissances sur une domaine scientifique. Accessoirement, la publication de ces travaux permet de les protéger contre le plagiat en rendant celui-ci plus facilement repérable dès lors que le texte est aisément accessible sur le web et ainsi pris en compte par les logiciels de détection des plagiats. La validation scientifique est d’abord assurée par le jury de soutenance du mémoire (généralement composé de deux ou plusieurs professeurs relativement spécialisés sur le domaine) et la publication dans les Cahiers Costech ne peut avoir lieu si le jury à exclu la publication du mémoire. Au-delà de cette première évaluation, il revient aux responsables de rubriques des Cahiers Costech d’apprécier la valeur du projet de publication et sa pertinence au regard de leurs domaines thématiques respectifs. Les auteurs des mémoires peuvent proposer à la revue de les publier sous divers formats techniques de type « PDF », « ePUB », « RTF ».

J.Valluy - Coordinateur éditorial des Cahiers Costech - 18 juin 2017

Les « Valorisations » de recherches éditorialisées dans les Cahiers Costech correspondent à un type documentaire très ouvert à la diversité formes, genres et origines de publications se rapportant à des publications ou activités de chercheurs du Costech ou de leurs partenaires scientifiques et ne relevant pas d’un autre type documentaire par ailleurs retenu dans les Cahiers Costech . Ces publications éditées sur d’autres sites ou médias, en vidéo, son ou texte, peuvent, par exemple, inclure des interviews, des comptes-rendus d’ouvrages, des tribunes de presse, des billets de blogs, présentations de brevets, promotions de technologies réalisées… D’une manière générale, les Cahiers Costech ne retiennent dans ce type documentaire que les expressions publiques se rapportant explicitement à des recherches de sciences humaines et sociales ou de sciences de l’ingénieur ayant déjà fait l’objet de publications scientifiques ou dont ses publications peuvent être annoncées. Une tribune d’opinion dans la presse d’un chercheur, par exemple, peut relever de ce type si la tribune se réfère explicitement à l’une des publications scientifiques de ce chercheur, dûment référencée par indications complètes de citation dans la tribune, et ne pas en relever dans le cas contraire, quel que soit le mode de signature de la tribune adopté par le chercheur, celui-ci étant libre par ailleurs de ses expressions citoyennes dans l’espace public.

J.Valluy - Coordinateur éditorial des Cahiers Costech – 3 juin 2017

Les « working papers » existaient dans le champ académique bien avant le tournant numérique des communications scientifiques : il désignait un texte préalable ou l’esquisse d’un article destiné, en principe (mais pas nécessairement en pratique) à être proposé à une revue scientifique ou un congrès de recherche. Ce format permettait au chercheur de faire connaître l’état de ses travaux longtemps avant la publication définitive tout en bénéficiant de mises en discussion (séminaires, conférences, journées d’étude…) destinées à améliorer la proposition d’article avant de la soumettre aux relecteurs d’une revue et aux échanges auteur/revue pouvant générer plusieurs versions successives avant l’acceptation définitive de publication.

Bien que provisoire, le « working paper », en sciences humaines et sociales, était suffisamment rédigé et avancé pour être publié, souvent en petits livrets imprimés et reliés qui circulaient dans l’établissement universitaire éditeur et dans les réseaux scientifiques de l’auteur (collègues proches, autres spécialistes du sujet, sociétés savantes, disciplines, laboratoires, etc.). En principe, le « working paper » ne faisait pas l’objet de relectures & validations, avant publication, similaires à celles des articles scientifiques ; en pratique, les responsables de collections de « working paper » imprimés pouvaient difficilement prendre le risque de publier sans s’être eux-mêmes assurés de la validité et du sérieux des contenus. Ces textes étaient fréquemment utilisés et cités dans les articles scientifiques par d’autres auteurs.

Le « working paper », n’était pas un « Document évolutif » au sens retenu par les Cahiers Costech, puisqu’imprimé en une version unique ; et l’article qui pouvait en être issu avait généralement un autre titre et des contenus qui pouvaient être substantiellement différents. Ce n’était pas non plus une simple « Note de recherche », architexte bien connu des revues scientifiques classiques pour sa brièveté et ses finalités spécifiques notamment de lancement de recherche ou de synthèse thématique.

Aujourd’hui, le type documentaire du « working paper » semble se diluer dans la myriade des éditions et éditorialisations numériques en accès ouvert. Les Cahiers Costech en retiennent la définition classique tout en l’élargissant du point de vue des volumes d’écritures (qui n’ont plus à être contraints en édition numérique) et du point de vue des finalités de reprise en article ou en chapitre d’ouvrages (revues, livres collectifs ou individuels) scientifiques ou didactiques, y compris en thèses de doctorat ou d’habilitation à diriger des recherches.

J.Valluy - Coordinateur éditorial des Cahiers Costech – 3 juin 2017

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